« Comme les générations passées d’intellectuels anglais se mettaient à l’italien pour lire Dante dans le texte, c’est pour pouvoir lire Los Angeles dans le texte que j’ai appris à conduire. Mais si la langue de Dante permet de lire d’autres textes italiens, la pleine maîtrise des dynamiques propres à Los Angeles ne livre accès qu’à Los Angeles, que sa mobilité même rend unique. […] Qu’on prenne seulement la peine d’en parcourir l’histoire, et il saute aux yeux qu’aucune autre ville ne naquit (…)
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Littérature
Articles
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Los Angeles
1er septembre 2008 -
Moins qu’un chien
4 octobre 2018, par VaroujanÊtre moins qu’un chien c’est, dit Charles Mingus, être noir et musicien de jazz dans une Amérique blanche qui ne quitte l’indifférence ou le mépris de la communauté noire que pour piller ses valeurs culturelles. C’est, heurté aux refus et vexations, à la dépossession, comprendre très vite que, si l’on n’accepte pas de se plier aux codes esthétiques dominants, si l’on est porteur d’un monde aussi neuf et intransigeant que l’œuvre mingusien, l’on ne pourra jamais vivre correctement de sa (…)
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Les Fruits du matin
22 novembre 2018, par Varoujan« À la fin des années quatre-vingt, dans la boutique à l’enseigne des Fruits du matin dont j’étais le client au Caire j’ai appris, jour après jour, comment on nomme dans le parler égyptien les différentes espèces d’oranges, de mangues, de mandarines… que le marchand me présentait. Sur chacun des sacs de papier brun qu’il utilisait était imprimée la même composition : des mots calligraphiés et un motif “fruitier”, une grappe de raisin, une poire, des bananes... J’ai conservé ces sacs. Je me (…)
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L’impossibilité du vide
18 mai 2016, par VaroujanCette anthologie propose une promenade dans la ville à travers la littérature. Celle-ci, en donnant consistance à l’espace qu’elle nomme, décrit, évoque, invoque, nous en offre une précieuse intelligence sensible. Ce n’est pas un panorama, mais une sélection personnelle, donc subjective. Depuis le début des années 1980, au gré de ses lectures Jean-Charles Depaule a recueilli ces textes qui, de James Agee à Émile Zola, en passant par Marguerite Duras, Jean Echenoz, William Faulkner, Barbara (…)
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La planque
1er novembre 2011Treize artistes contemporains — peintres, plasticiens, sculpteurs, photographes, vidéastes — ont choisi Marseille pour port d’attache. À l’abri dans ces lieux cachés et insolites, ils se préservent des regards indiscrets — un anonymat gage de liberté. En dévoilant leurs ateliers pour cette trajectoire photographique et littéraire, ils se découvrent passeurs. Ces rencontres au cœur des espaces personnels de travail tissent le fil immatériel qui nous guide à travers une ville-labyrinthe (…)
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Moins qu’un chien
19 février, par VaroujanÊtre moins qu’un chien c’est, dit Charles Mingus, être noir et musicien de jazz dans une Amérique blanche qui ne quitte l’indifférence ou le mépris de la communauté noire que pour piller ses valeurs culturelles. C’est, heurté aux refus et vexations, à la dépossession, comprendre très vite que, si l’on n’accepte pas de se plier aux codes esthétiques dominants, si l’on est porteur d’un monde aussi neuf et intransigeant que l’œuvre mingusien, l’on ne pourra jamais vivre correctement de sa (…)
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Celui qui n’écrivait pas
17 octobre 2024, par VaroujanSiza est à part. Indépendant, discret, il compte dans le monde de l’architecture parmi les plus grands et s’y est fait un nom à force de conviction profonde. Il parle à voix basse et porte sur les choses un regard pénétrant.
De l’objet à la ville, son œuvre, saluée partout et largement commentée, atteint une sorte de grâce qui échappe aux théories. Et, à défaut d’explications savantes, c’est par petites touches qu’on peut esquisser les contours du personnage, témoin de son époque et lucide (…) -
Le Théâtre et la Peste
8 octobre 2020, par VaroujanFuneste commémoration de la grande peste qui frappa Marseille en 1720, un nouveau virus se propage sur la planète. C’est sur la première, qui décima sa ville natale au xviiie siècle, qu’Antonin Artaud écrivait en 1934. Pourtant, relu au prisme de l’actuel contexte épidémique, c’est de notre civilisation vacillante que le texte de ce génial insurgé semble tracer le tableau.
Pour celui dont l’œuvre entier navigue entre surréalisme et folie, la peste est le signe d’un désordre plus vaste que (…) -
Italien du Caire
1er août 2010Un Italien né au Caire à la fin des années trente se souvient. Mario Rispoli évoque les territoires protégés de son enfance cairote, et la révélation d’un monde plus ouvert à travers l’univers cosmopolite de ses camarades du lycée français. Puis sa « découverte » de l’Égypte où il reste, lorsque, après la nationalisation du canal de Suez et la guerre qui s’en est suivie en 1956, les membres des minorités et des communautés étrangères quittent en masse le pays. Il décrit son apprentissage (…)
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Jours de cendres à Istanbul
1er janvier 2004En une nuit, six cents intellectuels arméniens sont arrêtés dans tous les quartiers de la cosmopolite Istanbul. Cette rafle du 24 avril marque le début du génocide de 1915.La jeune Berdjouhi est l’une de ces épouses qui attendront en vain le retour des déportés. Elle devra vivre seule dans la grande capitale ottomane, devenue hostile.Le récit débute le jour où son mari, le militant Sarkis Barseghian, est emmené. Suivent alors cinq années de solitude où Berdjouhi va lutter contre le (…)