« On dit que la forme nue, les boîtes nues, c’est le principe du prolétariat. Cependant le prolétariat ne se promène pas nu, il met une petite cravate, une veste, un pantalon et tout le reste. Et quand il a mis un costume plus propre, il marche avec plus de joie. »
Lazare Kaganovitch
Dans quelle mesure la production architecturale et urbaine de la Russie soviétique rompt-elle avec les formes, les idées et les pratiques de la Russie tsariste ? Comment les bouleversements politiques, (…)
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Années dix à cinquante
Articles
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Le prolétariat ne se promène pas nu
14 octobre 2021, par Varoujan -
Athènes à soi-même étrangère
18 avril 2017, par VaroujanLa création d’un État moderne pose, entre autres questions majeures, celles de la fondation de sa capitale, de l’architecture de la ville, de ses formes et de ses usages, mais aussi celles du territoire national, de la transformation de l’espace public, de sa gestion. Une telle fondation implique aussi la mise en place de dispositifs tout à fait inédits : nouveaux règlements et nouvelles lois, nouveaux métiers et nouveaux acteurs, soit autant de ruptures par rapport à la situation (…)
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Chicago, de la modernité en architecture
1er mai 1997Chicago reste l’archétype de la ville américaine. Et son architecture, marquée du travail fondateur des Sullivan et Burnham, dans un souci permanent d’innovation, la désigne comme centre originel de la modernité architecturale. C’est ainsi que pendant les décennies d’après‑guerre s’impose la figure de Mies van der Rohe dont le rôle tutélaire a longtemps dominé la scène architecturale de Chicago. Certains aspects de son œuvre américaine sont analysés pour montrer en quoi elle a servi de (…)
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Rire pour ne pas pleurer, Le Noir dans l’Amérique blanche
1er octobre 2002Cet ouvrage est un double reflet de l’Amérique de la première moitié du xxe siècle : c’est d’une part la parole noire à travers une centaine de textes de blues retranscrits et traduits et d’autre part la vision blanche des photographes qui ont sillonné les États-Unis dans les années trente et quarante. Les textes de blues ont été sélectionnés parmi plus de mille couplets enregistrés entre 1925 et 1960. Les photographies proviennent du fonds de la Farm Security Administration riches de (…)
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Une cité-jardin moderne
3 février 2022, par VaroujanParés d’un rose qui fait leur unité, les immeubles de la cité‑jardin de la Butte-Rouge à Châtenay-Malabry se découpent sur le paysage verdoyant de la forêt de Verrières. Habitations de petite hauteur, « demi-lune » monumentale, « gratte-ciel » local, écoles, église… sont subtilement disposés selon les courbes du relief, au gré de l’espace laissé libre par des arbres séculaires.
Cet ensemble homogène érigé sur plusieurs décennies, très tôt labellisé « Patrimoine du xxe siècle », ne manque (…) -
Une aventure archéologique
1er juillet 2004Tour à tour missionnaire, interprète, ethnologue, diplomate, officier aviateur et archéologue, Antoine Poidebard (1878-1955) a toujours placé la photographie au centre de ses activités. Après une première mission en Petite Arménie puis un poste auprès de la Mission militaire française au Caucase, ce père jésuite va élaborer dès 1925 une méthode innovante de détection des vestiges archéologiques, notamment en améliorant les procédures de prises de vue aériennes utilisées durant la Grande (…)
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L’architecture moderne
1er avril 2009Cet ouvrage de référence de Peter Collins, déjà traduit dans de nombreux pays, est une œuvre pionnière autour de l’histoire des doctrines du mouvement moderne qui couvre un très large champ tout en restant ouverte à une vision critique toujours enrichissante. Son corpus de références croise la littérature, l’histoire, la sociologie, l’histoire de l’art, l’archéologie, l’esthétique…
« Ce livre se veut plus une histoire de la pensée architecturale qu’une histoire de l’architecture (…) -
Journal de déportation
1er février 2010Septembre 1915, Istanbul. Un soir, on frappe à la porte : « Yervant Odian est-il là ? ». Dès lors, l’implacable organisation génocidaire turque va l’entraîner sur les routes et dans les sinistres camps du désert syrien. Au sein des colonnes de déportés, il rejoint le destin de ses compatriotes arméniens, bien que se considérant presque comme un « privilégié », en raison de son statut d’écrivain reconnu. Immergé dans un quotidien de tortures, glacé d’horreur devant les situations (…)